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L’huître japonaise (Crassostrea gigas)

L’huître creuse du Pacifique, Crassostrea gigas est élevée en France depuis les années 1970 pour pallier à l’effondrement des stocks des autres espèces: l’huître «portugaise», Crassostrea angulata et l’huître «plate» Ostrea edulis. L'espèce s'est implantée durablement depuis 30 ans dans 3 bassins (Marennes-Oléron, bassin d’Arcachon, et baie de Bourgneuf).

Aujourd’hui le phénomène s’est accéléré et on peut véritablement parler d’une invasion de certains secteurs par cette espèce qui peut recouvrir entièrement des substrats rocheux ou vaseux, voire former localement de véritables «récifs». L’espèce présente toutes  les caractéristiques d’une espèce invasive pouvant perturber des écosystèmes et la biodiversité associée. La rade de Brest, écosystème côtier abrité et fortement alimenté en nutriments par les rivières Aulne et Elorn, constitue un milieu très propice à la prolifération de l'huître creuse.

Les causes probables du phénomène d’invasion sont multiples. D’une part, cette espèce est naturellement capable de s'adapter à une gamme très large de facteurs environnementaux à partir de son matériel génétique d'origine.

 C’est pourquoi on peut la trouver en estuaire (milieu très abrité et dessalé) comme sur des pointes rocheuses battues par la houle. D’autre part,  la température de l’eau nécessaire à la ponte et à la survie des larves (supérieure à 18°-20°C) a été atteinte  presque tous les ans dans certains secteurs, d'où une augmentation rapide de la population par plusieurs pontes successives.

Même si on observe une augmentation locale de la biodiversité au niveau des récifs d’huîtres, cette prolifération tend à homogénéiser les estrans, tant d’un point de vue écologique que paysager. Elles peuvent également représenter un danger pour les baigneurs et promeneurs, car extrêmement coupantes.

LE SAVIEZ-VOUS ?

En rade de Brest, des sites expérimentaux ont été mis en place pour tester des méthodes de gestion locale et garder des sites de référence sans huîtres afin de pouvoir les comparer avec les sites colonisés en termes de biodiversité.

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