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Bancs de maërl

Le maërl (Lithothamnium corralloides) est une petite algue calcaire, dont seule la partie superficielle, de couleur rose, est vivante, le reste étant entièrement calcifié. Ces petites algues se sont accumulées depuis l’ère secondaire pour former de larges bancs, de plusieurs mètres d'épaisseur par secteurs.

Sur chaque algue peut se fixer une algue rouge, les anfractuosités sont autant de cachettes pour de petits invertébrés marins, et crustacés et poissons peuvent facilement s'y nourrir. Les bancs de maërl, comme les herbiers de zostères, concentrent donc la vie, et ceux de la Rade de Brest sont parmi les plus riches en biodiversité : on les compare ainsi aux récifs coralliens des mers chaudes, et on y dénombre couramment plus de 300 espèces différentes par mètre carré.

Les bancs de maërl constituent également l’habitat préférentiel d’espèces à forte valeur commerciale, comme la praire, l’amande de mer, la coquille Saint-Jacques ou encore le pétoncle blanc et noir.

La rade de Brest abrite également un type de maërl d’une grande rareté : Lithothamnium fasciculatum. Seules deux stations au monde sont connues actuellement pour ce maërl, l’une étant située en rade de Brest au nord de la presqu’île de Logonna, et l’autre en Irlande.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Actuellement, les bancs de maërl sont menacés par l'extension de la crépidule , gastéropode marin invasif, introduit accidentellement en rade de Brest, en partie lors des débarquements de navires américains pendant la seconde guerre mondiale. En effet, ces animaux prolifèrent et recouvrent ces algues, les privant de lumière. De plus, le dragage et l'extraction détruisent directement la partie superficielle du banc, là où la vie se concentre.

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