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Landes intérieures

LE CHIFFRE !

Actuellement, les «landes intérieures» couvrent encore un peu plus de 8 700 ha sur le territoire du Parc, principalement sur le massif du Menez Hom et les monts d'Arrée. Dans les monts d'Arrée, près de 40% des landes sont aujourd'hui entretenues, notamment grâce au dispositif Natura 2000.

Les landes, paysages couvert de végétation herbacée, apparaissent comme très naturels. Elles sont pourtant des milieux largement façonnés par l'homme. A l'exception de quelques rares endroits restreints au pourtour d'affleurements rocheux, toutes les landes intérieures sont issues du défrichement d'une forêt originelle dont il ne reste qu'une seule station dans les monts d'Arrée (crêtes du Cragou).

Ce défrichement a débuté au Néolithique, se poursuivant jusqu'au XVIIIème siècle sous l'influence notable des moines de l'Abbaye du Relecq et celle de Landévennec.

L'érosion issue du déboisement et les pratiques culturales de l'époque, dont certaines subsistent encore aujourd'hui (écobuage, culture sur brûlis,fauche et utilisation des produits pour amender les pâtures près des villages...) ont progressivement appauvri les sols,favorisant le développement des végétations de landes.

Dominée par les «vraies» bruyères associées à des graminées et petits ligneux comme l’ajonc de Le Gall, cette végétation présente des variations floristiques, essentiellement dû à des conditions d’humidité du sol liées à la topographie.

On distingue :

  • la lande sèche, caractérisée par la bruyère cendrée.
  • la lande mésophile qui abrite la bruyère cendrée et la bruyère ciliée. C'est le type de lande le plus répandu dans l'intérieur des terres.
  • la lande humide, marquée par la présence, voire la dominance, de la bruyère à quatre angles.

Certaines landes très humides sont dites tourbeuses. Des sphaignes s’y développent.

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