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Les savoir faire et les initiatives locales

Les agriculteurs exercent leur activité ici comme ailleurs et contribuent largement à la diversité de la « ferme Finistère ». Ils partagent les aléas d’un métier difficile. Dans le Parc, leur contribution à l’entretien de l’espace, au maintien de la qualité des paysages et des ressources naturelles est primordiale. En retour, le Parc s’efforce à les aider dans ce sens, à l’heure où la qualité d’un territoire devient un atout à saisir pour transmettre ou conforter son exploitation.

 

Deux agriculteurs du Parc témoignent :

DM produit du lait à L’Hopital-Camfrout sur 55 hectares, commercialisé en coopérative. Son épouse s’associe en lançant un atelier de transformation- vente à la ferme.

A Sizun, MP produit des agneaux vendus en vente directe et boucherie. Pour compléter les surfaces de l’exploitation, il entretient des prairies humides, marais et landes.

Comment ont germé ces projets ?

CM : ayant travaillé dans l’agroalimentaire, j’ai toujours souhaité dépasser la production, pour développer sur la ferme une nouvelle activité, et m’enrichir du contact avec le monde extérieur. Les aléas du marché du lait m’ont incitée à concrétiser cette idée.

MP : Ne pouvant agrandir l’exploitation familiale, ne voulant pas recourir à l’élevage « hors sol », j’ai alors fait le pari de l’élevage ovin extensif et la vente en circuit court : j’ai gagné l’indépendance mais pas suffisamment d’autonomie, faute de surfaces fourragères suffisantes. Petit à petit, j’ai pu mener mes brebis  sur des terres en friche dont personne ne voulait. Ces terres se sont avérées des « Espaces Naturels Remarquables ».

Quelles sont les contraintes rencontrées et résultats obtenus ?

CM :   passer de l’idée à l’action est une année de travail où concrètement, il s’agit de se former aux techniques de fabrication fermière, tester le marché, rechercher les financements, planifier et réaliser les travaux .Le résultat économique est un deuxième revenu à partir de la transformation et la vente locale de 6% du lait produit par nos vaches.

MP :  les parcours « naturels » représentent aujourd’hui 75% de mes surfaces. Ils sont un élément majeur de mon système d’élevage qui reste encore trop dépendant d’achat extérieur de concentrés

Comment voyez-vous l’avenir ?

CM : Au-delà de la vente, mon projet est de communiquer auprès du public non agricole de la réalité du métier et des pratiques artisanales d’une exploitation familiale, ni musée, ni usine. Montrer aussi que l’on peut dégager un revenu sans courir à l’agrandissement et l’intensification… Sur ces messages, le Parc peut être un bon partenaire.

MP :  L’avenir est pour moi la question de la transmission et l’installation d’un jeune plutôt que le démantèlement de ma ferme. Plus immédiatement, je travaille avec le Parc qui me met à disposition un parcours de landes qu’il possède et me permet aussi de bénéficier d’aide « agri environnementale ». Avec lui et d’autres éleveurs, on met en place une marque « agneau du Parc d’Armorique ».

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