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Commune de 285 habitants située à 6 km de Huelgoat,
Locmaria-Berrien
s'étend sur une superficie de 1720 ha, dont 800 ha de bois et landes divers. La
Commune dispose de sentiers de randonnées balisés par le Parc Naturel Régional
d'Armorique.
Origine du nom de la commune
Le mot "Locmaria-Berrien" vient du mot "Lok" (lieu consacré)et de "Marie". La
traduction française peut correspondre "au lieu consacré à Marie".
PATRIMOINE
• L'ancienne gare
Le bâtiment de la gare date de la fin du XIX ème siècle. Il répond au schéma
typique des stations de chemins de fer bretons. Le Président Félix Faure y fit
une halte en 1896. Le bâtiment abrite aujourd'hui la base des roulottes
hippomobiles du Centre-Bretagne 02.98.99.73.28.
• L'église
Il s'agit de l'une des plus anciennes églises de la Région. Elle fut édifiée à
la fin de l'ère romane. Cette église est remaniée en plusieurs fois: d'abord en
1690 puis en 1725 où la tour du clocher est restaurée et un escalier à vis lui
est accolé. Le choeur fut rebâti en 1830
• Le Pont ar Goret
Ce pont du XVIIIème siècle enjambe l'Aulne. Il est bâti sur le trajet de
l'ancienne voie romaine reliant Carhaix à Morlaix. Formé de 3 arches reposant
sur des piles à bec, l'ensemble est surmonté d'un parapet appareillé en grandes
pierres de taille.
• Mine de plomb argentifère, bref historique :
Cette mine, vraisemblablement exploitée du temps des Celtes (1er siècle avant
notre ère), et ensuite par les Romains, fut très active au 16ème siècle, mais
son âge d’or fut le 18ème siècle (1750-1867). Les cadres étaient pratiquement
tout étrangers, quelques anglais au départ, mais surtout des allemands, dont les
compétences technologiques en développement et exploitation minière étaient
alors reconnues en Europe. La main d’œuvre non qualifiée était locale. La
Compagnie des mines de Basse Bretagne (1732), propriétaire de la concession,
exploitait ce gisement et celui de Poullaouën (7 km) ; elle employait, fin 1770,
1300 personnes sur les sites, et 400 à l’extérieur (transport du minerai ;
travail du bois en forêt pour les galeries et carbonisation pour les fourneaux
des fonderies). C’était la plus grande mine du royaume. Arrêtée en 1867,
l’exploitation fut reprise au 20ème siècle, plusieurs fois, mais sans grand
succès, et s’arrêta définitivement en 1934.
Près de vingt puits, dont certains profonds de 200 à 300 m et des kilomètres de
galerie furent creusés. Des machines hydrauliques, dont les roues avaient 12 m
de diamètre, servaient à actionner les pompes assurant l’exhaure (évacuation)
des eaux d’infiltration souterraines de ces puits. La remontée du minerai en
surface se faisait à flanc de coteau ou à l’aide d’une machine à molette
actionnée par des chevaux.
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