|
|
|

|
 |
Habituellement dénommée ki dour (ar c'hi dour, chien d'eau, pluriel chas dour) en Basse-Bretagne, et dourgi (dourgon) jusqu'au XVIIème siècle (proche du dwrgwn gallois), la loutre était autrefois commune sur l'ensemble de la région, y compris sur le littoral et sur les îles (kaz mor (chat de mer) en mer d'Iroise, ou ki mor (chien de mer) par ailleurs).

En l'espace de quelques décennies et principalement depuis les années 50, la loutre a considérablement régressé partout sur son aire de répartition (originellement de l'Irlande au Japon) allant jusqu'à disparaître du centre de l'Europe. En France, de 1000 à 2000 individus, (soit 5 à 10% des effectifs initiaux) se maintiennent sur la façade atlantique et dans le Massif Central. La Bretagne demeure l'une des six régions françaises où des noyaux significatifs subsistent, bien qu'encore très menacés.

Ce mammifère semi-aquatique est désormais intégralement protégé sur tout le territoire français depuis l'Arrêté ministériel du 17 avril 1981.
En effet en un siècle, la loutre d'Europe a perdu dans notre pays plus de 90% de ses effectifs, disparaissant de 60 départements. Ce sont en effet, en complément, les altérations physiques (aménagements) et chimiques (pollutions) portées à ses habitats qui ont été et sont encore la cause majeure de sa régression.

Sa présence actuelle sur le territoire du Parc d'Armorique est doublement remarquable :

- dans les Monts d'Arrée, elle cohabite - fait rarissime en France - avec le castor, qui forme la plus ancienne colonie réintroduite avec succès en France (depuis 1968, par la SEPNB Bretagne Vivante et le PNRA),
- sur la façade maritime du Parc (Presqu'île de Crozon, archipel de Molène / Ouessant), il s'agit du seul noyau de population (connu à ce jour en France) exploitant de facto des habitats marins.
- Le service SOS-Loutres du Groupe Mammalogique Breton, basé à la Maison de la Rivière à Sizun,
oeuvre à la connaissance et à la protection de l'espèce.
Pour tout renseignement, lui transmettre toute observation de loutre (vivante ou morte) :
contact@gmb.asso.fr

- Pour en savoir davantage : + le site internet du Groupe Mammalogique Breton : www.gmb.asso.fr

- Le Groupe Mammalogique Breton a par ailleurs mis en place un groupe de travail (associant Bretagne Vivante - SEPNB et ONC) pour l'étude et la protection des castors des Monts d'Arrée.
Pour tout renseignement : contact@gmb.asso.fr
Site Internet : www.gmb.asso.fr
|