Prajoù an Arvorig : des prairies à haute valeur agricole & écologique

Les Journées européennes du patrimoine organisées par le Parc naturel régional d’Armorique ont été l’occasion d’annoncer les lauréats 2021 du concours Prajoù an Arvorig. Quatre éleveurs ont donc été récompensés pour le bon équilibre entre valeur agricole et valeur écologique de la prairie naturelle fleurie qu’ils présentaient.

Lancé en 2010 à l’initiative des Parcs naturels régionaux et des Parcs Nationaux, le concours des prairies fleuries (Concours des Pratiques Agro-Écologiques – Prairies et Parcours) est national et se décline en local sur le territoire des parcs. Aujourd’hui, il mobilise plus de 50 territoires organisateurs et près de 400 éleveurs candidats par an.

L’objectif : mettre en lumière les pratiques agro-écologiques en récompensant les praires naturellement riches en biodiversité et fortes d’un intérêt économique et agronomique pour les exploitations. Fauchées ou pâturées, ces prairies sont destinées à la production de fourrage pour nourrir le bétail.

Prajoù an Arvorig

Pour la 7e année, le Parc naturel régional d’Armorique, en partenariat avec le Syndicat de Bassin de l’Elorn, le Syndicat des Eaux du Bas-Léon, le Syndicat de l’Horn, Morlaix Communauté et la Chambre d’agriculture du Finistère, a organisé le concours Prajoù an Arvorig – Prairies en Armorique à destination des éleveurs du Finistère Nord et du territoire du Parc.

2021 : deux lauréats et deux prix spéciaux

Le jury composé d’experts en agronomie-fourrages, botanique-écologie prairiale, apiculture-faune sauvage a souhaité récompenser quatre éleveurs.

1er prix : Styven Thomas, éleveur laitier (Le Faou)

Une grande biodiversité a été observée sur la prairie (54 espèces de plantes et fleurs !) qui est située en tête de bassin versant de la rivière du Faou. Cette prairie dite humide pourrait aussi être récompensée lors du concours général agricole dont le palmarès sera dévoilé au Salon International de l’Agriculture à Paris en 2022.

2e prix : Paul Van Meteren, éleveur laitier (Tréflévénez)

Il s’agit d’une prairie humide dite oligotrophe, c’est-à-dire une prairie peu fertile et pauvre en minéraux. Ce type de milieu abrite souvent des espèces rares et une biodiversité très caractéristique. Il est aussi de plus en plus rare dans le Finistère et à ce titre doit être protégé.

Prix spéciaux : Yvon Ropartz, éleveur laitier (Plestin-les-Grèves) et Michel Breton, éleveur porcin et bovin allaitant (Sizun)

Engagés depuis plus de dix ans dans le maintien des pratiques pastorales dans le respect des paysages et la biodiversité, les deux éleveurs ont reçu le prix de l’engagement « Valorisation durable de prairies d’intérêt écologique ».

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