Le patrimoine culturel immatériel

Au-delà des objets et des monuments, le patrimoine culturel comprend également les traditions ou les expressions vivantes transmises de génération en génération. C’est le cas par exemple des traditions orales, des arts du spectacle, des pratiques sociales (rituels et événements festifs), des connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou encore l’artisanat traditionnel. Élément important de la diversité culturelle et utile au dialogue interculturel, ce patrimoine immatériel est fragile et important à collecter et transmettre.

Le Parc naturel accompagne et valorise la transmission des pratiques traditionnelles, il met aussi en œuvre des actions innovantes de participation des habitants, autour de la mémoire familiale.

Le patrimoine culturel immatériel défini par l’UNESCO

Le patrimoine culturel immatériel ne comprend pas seulement les traditions héritées du passé, mais aussi les pratiques rurales et urbaines contemporaines, propres à divers groupes culturels.
Des expressions de notre patrimoine culturel immatériel peuvent être similaires à celles pratiquées par d’autres. Qu’elles viennent du village voisin, d’une ville à l’autre bout du monde ou qu’elles aient été adaptées par des peuples qui ont émigré et se sont installés dans une autre région, elles font toutes partie du patrimoine culturel immatériel en ce sens qu’elles ont été transmises de génération en génération, qu’elles ont évolué en réaction à leur environnement et qu’elles contribuent à nous procurer un sentiment d’identité et de continuité, établissant un lien entre notre passé et, à travers le présent, notre futur. Le patrimoine culturel immatériel ne soulève pas la question de la spécificité ou de la non-spécificité de certaines pratiques par rapport à une culture. Il contribue à la cohésion sociale, stimulant un sentiment d’identité et de responsabilité qui aide les individus à se sentir partie d’une ou plusieurs communautés et de la société au sens large.
Le patrimoine culturel immatériel n’est pas seulement apprécié en tant que bien culturel, à titre comparatif, pour son caractère exclusif ou sa valeur exceptionnelle. Il se développe à partir de son enracinement dans les communautés et dépend de ceux dont la connaissance des traditions, des savoir-faire et des coutumes est transmise au reste de la communauté, de génération en génération, ou à d’autres communautés.
Le patrimoine culturel immatériel ne peut être patrimoine que lorsqu’il est reconnu comme tel par les communautés, groupes et individus qui le créent, l’entretiennent et le transmettent ; sans leur avis, personne ne peut décider à leur place si une expression ou pratique donnée fait partie de leur patrimoine.

 

Les pratiques contemporaines d’une culture traditionnelle

Le gouren, un sport moderne issu d’une longue tradition

Le gouren est la lutte traditionnelle de Bretagne importée en Armorique au 4ème siècle par les Bretons de Grande Bretagne chassés par les tribus nordiques. Longtemps réservé aux nobles, le gouren est devenu un sport très populaire dans les campagnes avant que sa pratique diminue progressivement après la Première guerre mondiale avec le développement du cyclisme ou du football. Cette pratique perdure toutefois encore aujourd’hui grâce à la fédération de gouren (1600 licenciés), associée à la Fédération Française de Lutte, agréée Jeunesse et Sport et Education Nationale, et reconnue par les instances municipales, départementales et régionales. Plus d’une dizaine de compétitions en salle et de nombreux tournois sont organisés chaque année.

Le Parc d’Armorique accueille depuis 20 ans le Gourenathlon au Domaine de Menez Meur, une journée conviviale de découverte et de pratique du gouren et de luttes du monde et jeux bretons à l’intention des enfants jusqu’à 12 ans. Cette manifestation est organisée par la Fédération départementale de Gouren et Ti Ar Gouren, la maison de la lutte bretonne à Berrien.

Le Parc et Ti ar Gouren proposent également chaque année des journées d’initiation dans les écoles du territoire.

La langue, la danse et la musique

Le Parc d’Armorique est signataire de la charte Ya d’ar brezhoneg par le biais de laquelle il s’engage aux côtés de l’Office de la langue bretonne, à promouvoir le breton au sein de sa structure et sur son territoire.

Le Parc d’Armorique soutient également le développement de l’offre d’apprentissage du breton et de la musique traditionnelle sur son territoire par des partenariats avec les associations.

Grâce à l’organisation de concours, sous la forme d’événements festifs, le Parc d’Armorique permet aux habitants du territoire de mesurer et d’évaluer leurs apprentissages et leurs pratiques culturelles.

Les rencontres de Menez Meur, concours de danse et musique bretonnes organisés en partenariat avec BAS et War’l Leur et les sélections de concours régionaux organisées sur le territoire du Parc comme le concours de chant traditionnel Kan ar Bobl avec l’association Kan ar Bobl Menez Are.

Tout l’été, des initiations à la danse sont proposées aux visiteurs du Domaine de Menez Meur.

Patrimoine à domicile

Pas facile de savoir comment protéger et conserver les objets à forte valeur sentimentale qui se transmettent au sein des familles. Patrimoine familial conservé à domicile, et destiné à le rester, ces objets contribuent également à raconter l’histoire collective. Leur connaissance et leur étude viennent ainsi enrichir et apporter relief et nuances à l’histoire commune. Pour continuer à écrire cette histoire avec les habitants et dans le cadre du label « le musée sort de ses murs » du Ministère de la culture, l’écomusée d’Ouessant lance l’opération « Patrimoine à domicile ».

« Patrimoine à domicile », c’est un échange volontaire et gratuit entre les habitants et le musée :

  • les habitants présentent un objet et racontent son histoire,
  • le musée le documente comme il le fait pour les objets de sa collection (photos, mesures, description, datation, histoire) dans un objectif d’étude,
  • des restaurateurs du patrimoine agréés informent et sensibilisent les propriétaires des objets dans le but d’améliorer les conditions de conservation des objets à domicile et donc leur protection.

Bien d’autres partenaires collectent et valorisent le Patrimoine culturel immatériel : l’écomusée  des monts d’Arrée, le musée vivant des vieux métiers, Bretagne Culture Diversité, Dastum.

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