STAGE MASTER 2 – Biodiversité marine et activités de pêche et de conchyliculture en rade de Brest : comprendre les liens avec les habitats d’intérêt communautaire

Encadrement : Anna Capietto (PNRA), Anna Le Joncour (PNRA), en lien avec les laboratoires de l’IUEM et de l’Institut Agro Rennes-Angers

Au cœur du Finistère, le Parc naturel régional d’Armorique s’étend des monts d’Arrée à la vallée de l’Aulne, en passant par la rade de Brest et jusqu’à la presqu’île de Crozon et les îles de la mer d’Iroise. Créé en 1969, il œuvre à la préservation et à la valorisation des patrimoines naturels et culturels du territoire.

La rade de Brest, vaste plan d’eau ouvert sur la mer d’Iroise, abrite une diversité d’habitats marins remarquables et sensibles, parmi lesquels des herbiers de zostères, des vasières, des champs de blocs et des bancs de maërl. Formés par l’accumulation d’algues rouges calcaires, ces derniers constituent des habitats remarquables, reconnus pour leur richesse écologique et leur rôle dans le fonctionnement des écosystèmes marins.

La partie sud de la rade est classée site Natura 2000 depuis 2014. Le Parc naturel régional d’Armorique en est l’opérateur.

La rade de Brest est également un territoire de travail et de vie pour de nombreux professionnels de la mer. Les activités de pêche et de conchyliculture s’inscrivent dans un environnement en évolution, marqué notamment par les changements climatiques et environnementaux, ainsi que par les évolutions des pratiques et des cadres de gestion. Mieux comprendre les relations entre ces activités, les ressources marines et les habitats, ainsi que les connaissances et les perceptions des professionnels, constitue un enjeu pour accompagner l’évolution du territoire et favoriser la conciliation entre activités maritimes et préservation des écosystèmes.

Dans cette perspective, le Parc naturel régional d’Armorique porte le projet de coopération internationale MaerlSEA (2026-2028), financé par le DLAL FEAMPA (programme de Développement Local mené par les Acteurs Locaux , financé par le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l’Aquaculture) et la Région Bretagne, dont l’objectif est de renforcer les connaissances sur les écosystèmes marins, de favoriser le dialogue entre scientifiques, gestionnaires et professionnels de la mer, et de partager des expériences de gestion et d’évolution des pratiques. Le projet prévoit notamment des échanges avec des territoires étrangers, dont l’île d’Arran en Écosse et Jersey, afin d’étudier différentes expériences de gestion des habitats marins et d’évolution des pratiques professionnelles. Il vise également à valoriser les richesses naturelles de la rade et les liens entre activités humaines et écosystèmes, notamment à travers la réalisation d’une publication, la création d’une exposition et l’adaptation du Petit guide marin de la rade de Brest.

Ce stage vise à croiser les connaissances scientifiques et réglementaires, les retours d’expérience français et internationaux et les représentations des pêcheurs et des conchyliculteurs, afin de mieux comprendre les relations entre leurs activités, les ressources marines et les habitats, notamment les bancs de maërl. Il s’agira d’analyser les connaissances, les pratiques et les perceptions des professionnels au regard des évolutions des écosystèmes marins, et d’identifier des pistes de réflexion favorisant la prise en compte conjointe des enjeux environnementaux et des réalités professionnelles.

Le travail portera également sur la manière dont les professionnels perçoivent les évolutions de leur environnement et les enjeux de préservation des écosystèmes pour leurs activités. Il permettra d’examiner différentes expériences de gestion et d’identifier des pistes de réflexion favorisant la compatibilité entre le maintien des activités professionnelles et la préservation d’un milieu marin en bonne santé.

Le stagiaire (h/f) contribuera ainsi à enrichir les connaissances du Parc et de ses partenaires et à alimenter le dialogue entre scientifiques, gestionnaires et professionnels de la mer.

  • Missions prioritaires
    • Réaliser un état de l’art sur les approches de gestion et de conservation des habitats marins dans les aires marines protégées en France et en Europe, notamment les bancs de maërl, en s’intéressant aux cadres réglementaires, aux démarches de concertation, aux évolutions des pratiques professionnelles et aux retours d’expérience. Analyser les expériences françaises et internationales permettant de mieux comprendre les relations entre activités maritimes, dynamiques des écosystèmes et gestion des habitats.
    • Collecter les connaissances des professionnels de la rade de Brest, en activité ou anciens pratiquants, ainsi que leurs représentations des écosystèmes marins via des entretiens individuels et des temps d’échanges collectifs.

Les entretiens viseront à mieux comprendre les pratiques et les représentations des professionnels concernant l’environnement marin et ses habitats, ainsi que leurs perceptions des évolutions environnementales, climatiques et réglementaires et de leurs conséquences sur leurs activités. Les temps d’échanges collectifs permettront de partager les connaissances, de croiser les points de vue des professionnels et des partenaires et d’approfondir la réflexion sur les liens entre activités maritimes et bon état écologique du milieu marin.

Il s’agira de mobiliser des outils participatifs et des supports de concertation facilitant le dialogue entre les acteurs, notamment lorsque leurs perceptions et leurs intérêts divergent. Différentes approches pourront être explorées selon les objectifs et les besoins identifiés : cartographie participative, ateliers de prospective ou jeu sérieux.

  • Analyser les relations entre les pratiques professionnelles, les connaissances et perceptions des acteurs et les évolutions des écosystèmes marins, en tenant compte des changements environnementaux, climatiques et réglementaires, afin d’identifier les facteurs favorisant la coexistence durable des activités maritimes et la préservation du milieu marin, et d’explorer différentes trajectoires possibles pour le territoire.
  • Missions secondaires
    • Contribuer à la conception de supports de médiation et de sensibilisation, notamment à travers la réalisation d’une exposition sur les liens entre les professionnels de la mer et les écosystèmes marins et l’adaptation du Petit guide marin de la rade de Brest, en lien avec l’équipe du Parc et les partenaires concernés.
    • Contribuer à la collecte de témoignages et à la réalisation de photographies ou de vidéos destinées à documenter les activités maritimes et à valoriser les actions du projet.

  • Étudiant·e de Master 2 en sciences humaines et sociales, géographie, économie, sociologie, médiation scientifique, développement territorial, environnement ou formation équivalente.
  • Intérêt pour les activités maritimes, la pêche professionnelle et les enjeux de préservation des écosystèmes marins.
  • Connaissance du territoire et de ses acteurs, notamment des professionnels de la mer, appréciée.
  • Sensibilité aux sciences humaines et sociales, aux relations entre activités humaines et environnement et aux démarches de concertation.
  • Capacités relationnelles, sens de l’écoute et aptitude à s’adapter à des interlocuteurs et des publics variés, y compris lorsque les sujets abordés suscitent des désaccords ou des réticences, et capacité à favoriser l’expression de points de vue diversifiés.
  • Capacités d’analyse, de recherche bibliographique, de rédaction et de synthèse.
  • Créativité, sensibilité artistique et intérêt pour la conception de supports de médiation et de sensibilisation.
  • Des compétences en photographie, vidéo ou animation participative seraient appréciées.
  • Autonomie, curiosité, sens de l’initiative et capacité à travailler en équipe.
  • Permis B indispensable

  • Lieu : Maison du Parc, Le Faou
  • Durée : 6 mois
  • Stage à temps complet
  • Période souhaitée : de mars à août 2027
  • Gratification de stage réglementaire
  • Moyens mis à disposition : matériel informatique et véhicule de service selon les besoins des missions.
  • Possibilité de logement au gîte de Kergali sur le Domaine de Menez Meur, à Hanvec (loyer de 130 euros par mois, montant revalorisé en 2027)

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