Natura 2000

Les sites Natura 2000 visent une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les activités humaines. Ces sites sont désignés pour protéger un certain nombre d’habitats et d’espèces. Largement investi dans le réseau Natura 2000, le Parc d’Armorique compte 7 sites classés sur son territoire.

Natura 2000 : comment ça marche ?

Le réseau des sites Natura 2000 se veut être un garant de la biodiversité à l’échelle européenne. Il est composé des Zones de protection spéciale (ZPS – en application de la directive Oiseaux) et des Zones spéciales de conservation (ZSC – en application de la directive Habitats).

La démarche Natura 2000 privilégie la recherche collective d’une gestion équilibrée et durable des milieux et des espèces, au plus près du terrain. Elle souhaite ainsi tenir compte des préoccupations économiques et sociales propres à chaque site, en les croisant aux objectifs de préservation des habitats et des espèces. Les actions liées à Natura 2000 sont décidées localement, à travers l’élaboration d’un Document d’Objectifs (DOCOB par site), écrit par un opérateur local en concertation étroite avec un comité de pilotage composé d’acteurs locaux.

La gestion d’un site Natura 2000 passe par des mesures contractuelles, volontaires, comme les chartes ou les contrats Natura 2000 ou encore les mesures agri-environnementales.

Le Parc naturel régional d’Armorique est opérateur local des sites monts d’Arrée, Menez-Hom, Rade de Brest – estuaire de l’Aulne et des parties terrestres habitées des îles Ouessant, Molène et Sein. Il a également en charge l’animation des mesures agri-environnementales sur le site Natura 2000 de la presqu’île de Crozon.

Fauvette pitchou – photo : Yannick Chérel

Le site Natura 2000 FR5300013 « Monts d’Arrée centre et est »  couvre une superficie de 10 888 ha répartis sur 18 communes. Le point culminant, situé au Roch Ruz (« roche rouge »), atteint l’altitude de 385m… bien modeste mais tout de même l’un des points les plus élevés de Bretagne !

La Zone Spéciale de Conservation couvre ainsi le plus vaste ensemble de landes atlantiques de France et le plus grand complexe de tourbières de Bretagne. La majeure partie des landes et des secteurs de tourbières sont des habitats naturels d’intérêt communautaire, qui se trouvent ici dans un état de conservation moyen à bon, malgré une diminution de leur surface depuis 25 ans.

Les landes et tourbières s’associent à des prairies d’élevage plus ou moins humides, à quelques zones enfrichées et à un maillage bocager encore en bon état de conservation, qui relie entre eux bosquets ou forêt de feuillus (hêtraies du Nivot, du Rusquec…).

Situé un tout petit peu plus à l’ouest,  le site Natura 2000 FR5300039 « Forêt du Cranou – Menez Meur »  prolonge la ligne de crête des monts d’Arrée en regardant vers la mer. Cette Zone Spéciale de Conservation  couvre une superficie totale de 1 281 ha et concerne pour partie trois communes. Le site est en réalité constitué de deux entités bien distinctes : une partie à dominante « milieux ouverts », sur le plateau de Menez Meur et une partie à dominante « forêt », sur la forêt du Cranou.

Lycopode inondé – photo : Emmanuel Holder

Situé sur la façade littorale, le Menez-Hom est une butte qui culmine à 330 mètres, constituant l’extrémité occidentale de la chaîne des Montagnes Noires, qualifiées de « petites sœurs des monts d’Arrée ». C’est l’un des grands belvédères bretons, occupant une position clé à l’entrée de la presqu’île de Crozon. Il constitue ainsi un ensemble paysager auquel s’ajoute une richesse écologique indéniable et diversifiée.

Landes sèches sur affleurement rocheux, landes humides et tourbières de pente s’imbriquent ainsi dans une mosaïque de milieux plus classiques (bois et prairies humides ou mésophiles, fourrés…), où se rencontrent des espèces rares comme la sphaigne de la Pylaie, le lycopode inondé, l’escargot de Quimper, le busard Saint Martin, l’engoulevent d’Europe ou la fauvette pitchou.

Au nord du site, la forêt communale d’Argol abrite une remarquable chênaie maigre sur affleurements rocheux, orientés au nord. Il y règne une ambiance fraîche, saturée d’humidité. Cet habitat forestier est particulièrement propice au développement de nombreuses mousses et fougères dont certaines espèces sont protégées en France (hyménophylles, dryoptéris à odeur de foin etc.).

 

Traversée de la rade de Brest en vieux gréement – photo : Bellonet

La rade de Brest est une vaste baie peu profonde, qui n’excède pas 10 m sur plus de la moitié de sa surface.

Elle présente des espaces naturels aussi riches que variés : des estrans sableux, rocheux, des vasières, des habitats marins exceptionnels tel que les bancs de maërl ou les herbiers de zostères… et un littoral très diversifié qui participe étroitement à son fonctionnement global : pointes rocheuses, cordons de galets, prés salés, prairies humides, boisements…

C’est cette grande diversité qui confère à la partie sud de la rade son statut d’aire marine protégée, ayant été désignée site Natura 2000 en 2004, pour la préservation des habitats naturels, des oiseaux sauvages et de leurs milieux de vie.

Ce site d’environ 9000 ha a pour limite Ouest la pointe de l’Armorique (Plougastel) et l’Anse du Poulmic (Lanvéoc) et s’étend au Sud jusque dans l’Aulne

L’île de Sein – photo : Agathe Larzillière – PNRA

Végétation de falaises, landes et pelouses littorales des îles d’Ouessant et Molène constituent quelques habitats naturels terrestres remarquables, particulièrement bien adaptés aux conditions climatiques très rudes qu’ils subissent.

Sur l’île de Sein, la végétation des cordons de galets, les pelouses aérohalines et les dunes constituent des habitats d’intérêt communautaire d’une grande richesse et confèrent au site un intérêt floristique et paysager exceptionnel.

L’éloignement de ces îles et les conditions difficiles de navigation à leurs abords ont permis de maintenir ces habitats dans un état de conservation globalement bon. Ces sites constituent même pour certaines espèces de flore ou de faune de véritables réservoirs.

Le Parc naturel régional d’Armorique assure la coordination sur la partie terrestre des îles habitées des sites Natura 2000 « Ouessant – Archipel de Molène » et « Chaussée de Sein », en mission d’appui technique pour le Parc naturel Marin d’Iroise.

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