Trois premières visites à la ferme pour les scolaires de Guerlesquin, Huelgoat et Plounéour-Ménez

Visite de l’école Jules Ferry de Plounéour-Ménez à la ferme de Roc’h Conan le jeudi 3 octobre 2024 dans le cadre du projet "1 ferme, 1 école" ©K.Guillou - PNRA

Mettre en lien, durant toute l’année scolaire, des classes avec un agriculteur de leur commune : c’est l’objectif du projet pédagogique « 1 ferme, 1 école » lancé en 2023 par le Parc d’Armorique. L’an dernier, ce sont deux agriculteurs du Faou et de Roscanvel qui ont ouvert les portes de leurs fermes aux écoliers. Cette année, fort de l’enthousiasme des élèves, des enseignants et des agriculteurs, et soucieux de couvrir l’ensemble du territoire, le Parc d’Armorique poursuit l’expérimentation sur trois nouvelles communes : Plounéour-Ménez, Huelgoat et Guerlesquin. Retour en images sur les premières visites à la ferme !

À la rencontre d’un élevage caprin à Plounéour-Ménez

À l’école Jules Ferry de Plounéour-Ménez, le projet a débuté le jeudi 3 octobre 2024 avec une première visite à la ferme de Roc’h Conan. La classe des CP/CE1/CE2 d’Aline Coat et les quatre classes de CP bilingues se sont rendues dans l’après-midi chez Marie et Thomas Ménager pour découvrir leur élevage de chèvres laitières.

Sabrina, la peluche mascotte de la classe des CP/CE1/CE2 de l’école Jules Ferry de Plounéour-Ménez en visite à la ferme Roc'h Conan ©K.Guillou - PNRA

Les enfants étaient accompagnés de Sabrina, la peluche mascotte de la classe pour cette année scolaire : une chèvre, évidemment !

Guidés par le couple d’agriculteurs, les élèves ont d’abord découvert le hangar où les chèvres dorment, s’abritent et sont nourries. Marie et Thomas leur ont présenté le régime alimentaire de leur troupeau (herbe, foin, céréales) et expliqué le cycle de la chèvre. L’automne, c’est la période de reproduction. Après cinq mois de gestation, les premiers chevreaux arriveront début mars.

Ensuite, direction les champs pour rencontrer le troupeau de chèvres Alpines et découvrir l’anatomie de l’animal. La visite s’est poursuivie avec les autres animaux présents sur la ferme : cochons, chevrettes, vaches, moutons, volailles, lapins.

Pour terminer l’après-midi, Marie et Thomas ont conduit la classe vers la salle de traite et le laboratoire de transformation où sont élaborés les produits de l’exploitation (fromages, yaourts…). Cela a donné des idées aux enfants pour la prochaine rencontre : une dégustation et des ateliers autour du lait seront sans doute au programme du prochain rendez-vous qui se déroulera en classe.

Des vaches aux pommes, en passant par les chats à Huelgoat

Le 7 octobre 2024, les 14 élèves de la classe de CE2-CM1-CM2 de l’école Jules Ferry se sont rendus à pied jusqu’à la ferme de Kerohou à Huelgoat. Aline Peltier-Hersant les y attendait pour leur présenter son exploitation.

La visite a débuté par la rencontre avec le troupeau de génisses, en pâture près de la ferme. Aline élève des vaches à viande de race Aubrac. Elle a expliqué aux élèves que parmi ces génisses, quelques-unes resteraient à la ferme pour devenir des reproductrices, tandis que les autres seront vendues pour leur viande : l’occasion pour certains enfants de faire le lien entre le steak haché qu’ils retrouvent dans leur assiette et l’animal dont provient la viande !

Dans la ferme, la classe a découvert le hangar où logent les vaches de janvier à mars, au moment de la mise bas. Du foin et de la paille y sont également entreposés.

« Connaissez vous la différence entre la paille et le foin ? » a interrogé Aline. Pas toujours évident, même pour les adultes !

La paille provient également de la ferme car Aline produit ses céréales pour faire du pain : cette autre activité sera approfondie lors d’une prochaine visite.

Direction le poulailler, sans manquer de s’arrêter devant le parc des chats de race Savannah qu’élève également Aline. Ces pensionnaires ont eu beaucoup de succès auprès des élèves, qui ont pu aller les caresser. La basse-cour est composée de poules, de canards, d’oies, de pintades et de lapins. Les œufs des poules sont utilisés par Aline pour confectionner brioches et gâteaux.

Équipé de seaux et de filets, le groupe est ensuite parti ramasser des pommes dans les talus, en faisant un crochet par l’étang aménagé par l’agricultrice. Les pommes seront transformées en jus qu’Aline viendra faire goûter aux élèves en classe à la fin de l’année. Après avoir ramassé trois sacs de pommes, il est déjà temps de rentrer.

Sur le chemin du retour, Aline a montré aux élèves une parcelle qui a servi cette année à la culture du blé, elle sera ressemée en herbe pour faire pâturer les vaches et accueillera de nouveau du blé dans quatre ans environ. Un peu plus loin, le reste du troupeau (vaches, veaux et taureau) sont venus saluer les enfants avant leur départ.

Immersion dans une ferme laitière familiale à Guerlesquin

Vendredi 11 octobre après-midi, 23 élèves du CE2 au CM2 de l’école publique ar Roudour de Guerlesquin se sont rendus à la ferme Du foin dans les sabots.

Après une introduction par le Parc, Vincent Quéniat a accueilli les enfants et leur a présenté les multiples productions de la ferme : lait de vache transformé en divers produits laitiers, poulets de chair mais aussi des cochons pour la charcuterie. En parcourant les différents bâtiments de l’exploitation, les enfants ont pu appréhender l’organisation de la ferme. Un sacré terrain de jeu qui a suscité l’intérêt de tous !

« Combien de petits a une truie ? » « Est-ce que les vaches partent dans les champs toutes seules ? » « Que mangent les poulets ? », autant de questions auxquelles Vincent a pris le temps de répondre.

Dans la laiterie, les enfants ont pu entrer dans la salle de traite et ont été impressionnés par la taille du tank à lait. Dans la ferme de Vincent, Pierre et Céline, la moitié du lait est vendu à la coopérative et l’autre moitié du lait est transformé en produits laitiers : yaourts, crème, fromage.

Tous sont surpris de trouver l’étable vide ! En effet, aucune vache n’est en bâtiment à cette période, toutes sont au champ. C’est l’occasion pour Vincent de présenter son séchoir à foin. Très rare en Finistère, cet outil permet de valoriser au maximum l’herbe en préservant sa qualité nutritionnelle, ce que Vincent appelle une herbe « riche ».

Aux champs, les petits veaux ont un mois. Les éleveurs ne gardent que des femelles pour devenir les futures mères ou laitières du troupeau. Leur robe est blanche et marron : ce sont des Normandes, pas forcément celles que l’on voit habituellement dans la campagne en Finistère.

Un peu plus haut, les jeunes porcelets sont arrivés, en provenance d’un éleveur voisin. Les cochons pourront valoriser certaines productions de la ferme, en consommant le petit lait (reste de la transformation du lait de vaches) ainsi que les céréales de la ferme. Vincent a présenté plusieurs petites graines aux enfants : orge, seigle, pois …. Pas facile de faire la différence ! Il faut être calme, une fois rassurés les porcelets se sont avancés vers les enfants.

Dehors, la visite se poursuit vers les poulaillers mobiles. Toutes les quatre semaines environ, la ferme reçoit 300 à 350 poussins. Après une centaine de jours passés sur la ferme, les poulets seront vendus dans le magasin tout près de l’école. Les enfants ont été impressionnés de voir la différence entre les poussins et les poulets quatre semaines plus tard.

Dans les champs, l’agriculteur et les enfants ont évoqué les chemins pour que les vaches puissent aller brouter de l’herbe. Les élèves découvrent le vocabulaire de la ferme : paddock, pâturer… Tous les enfants étaient attentifs à ce que leur expliquait Vincent et très curieux de savoir pourquoi il a choisi de devenir agriculteur.

En montant dans le car, rendez-vous est pris : avant Noël, c’est Vincent qui sera accueilli à l’école pour parler du lait dans tous ses états… sûrement l’occasion de goûter quelques produits !

Le projet “1 ferme, 1 école” en bref

Pour mettre en lien les élèves et les agriculteurs, le projet “1 ferme, 1 école” prévoit quatre demi-journées d’intervention sur l’année scolaire, dont trois demi-journées à la ferme et une demi-journée à l’école.

Le Parc naturel régional d’Armorique accompagne tout au long de l’année le projet avec les classes et les agriculteurs. Il prend en charge les frais de transports pour les visites de ferme, ainsi que le défraiement des agriculteurs

Le projet « 1 ferme, 1 école » vise de manière très concrète à :

  • Permettre aux élèves des écoles du territoire de rencontrer les agriculteurs installés près de chez eux, de découvrir leur métier, comprendre dans quel environnement l’agriculteur travaille, le lien avec les espaces qui l’entourent et son impact sur les milieux naturels et la biodiversité ;
  • Sensibiliser les élèves à l’agriculture locale et à l’alimentation durable ;
  • Faire découvrir et promouvoir les terroirs d’Armorique, avec leur patrimoine, leurs paysages, leurs saveurs et leurs images ;
  • Permettre la rencontre entre les gens de métiers et l’école ;
  • Faire connaître aux élèves leur environnement proche à travers cette rencontre avec des acteurs locaux ;
  • Faire connaître et faire déguster les produits locaux.
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